Paul Otchakovsky-Laurens

La nouvelle ce matin de la mort de Paul Otchakovsky-Laurens m’a beaucoup touché. J’ai tout de suite revécu les conversations avec mes amis écrivains publiés chez lui – Christine Montalbetti ou Patrick Varetz, et aussi l’italien Marco Lodoli – et plus particulièrement une conversation à son propos que j’ai eu à Trieste en janvier 2004 avec Emmanuel Carrère, ou encore une autre au Skipper de Saint-Nazaire en 2008 avec Jean Rolin. Tous ont eu des mots inoubliables que chaque éditeur aimerait entendre de la voix de ses auteurs.

Le 8 décembre dernier, après une très belle rencontre à la Librairie Meura, nous parlions de nos éditeurs avec Patrick Varetz qui m’avait présenté ce soir-là et qui m’a tracé une fois encore un portrait magnifique de Paul Otchakovsky-Laurens. Et aujourd’hui je suis très triste et je regrette de ne l’avoir jamais rencontré pour le remercier – entres autres et au-delà de la qualité de son catalogue – pour cette magnifique sensation tactile que donnent les couvertures de ses livres quand on les tient entre les mains et, surtout, pour avoir publié, quand P.O.L. était une collection de Flammarion, un de mes auteurs fétiches : Georges Perec.

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