Journal de la sortie de Ces histoires qui arrivent #10 – Diario dell’uscita di Storie che accadono #10

🇫🇷 Marseille est une ville qui m’est très chère. J’y ai vécu deux mois (octobre 2013, avril 2014) en résidence d’écriture à Villa La Marelle, invité par le directeur littéraire – et grand ami – Pascal Jourdana. C’est donc important pour moi avoir des retours de cette ville, et grâce à la blogueuse et critique littéraire Sophie Maglia (son blog s’appelle Les P’tites Notes), voici son expérience de lecture de Ces histoires qui arrivent. Encore une fois, la chose qui me touche particulièrement c’est le sentiment immédiat que la lecture a provoqué : lire ou relire Antonio Tabucchi. C’est surtout pour ça que j’ai écrit ce livre. 

🇮🇹 Marsiglia è una città che mi è molto cara. Ci ho vissuto due mesi (ottobre 2013, aprile 2014) in residenza di scrittura a Villa La Marelle, invitato dal direttore letterario – e grande amico – Pascal Jourdana. È allora importante per me avere notizie da quella città, e grazie alla blogger e critica letteraria Sophie Maglia (il suo blog si chiama Les P’tites Notes), ecco la sua esperienza di lettura di Ces histoires qui arrivent. Ancora una volta, la cosa che mi fa più piacere è il sentimento immediato alla fine della sua lettura: leggere o rileggere Antonio Tabucchi. È soprattutto per questo che ho scritto questo libro. 

Ces histoires qui arrivent, bien entouré à la librairie L’Odeur du Temps, à Marseille (Photo de S.M.)

Eh bien moi, aujourd’hui, j’ai voyagé avec Roberto Ferrucci à Lisbonne. Après un petit café avec mon amie Gessica de La Bibliothèque italienne, je me suis rendue à la librairie L’Odeur du temps où j’ai trouvé Ces histoires qui arrivent, le dernier livre de mon ami italien, publié par les éditions La Contre Allée. Une fois la Canebière remontée, puis le cours Franklin Roosevelt, je me suis installée sous les rayons de ce soleil de fin octobre qui pénétraient dans mon appartement et c’était parti. Direction Lisboa !

Un voyage à Lisbonne

Dans Ces histoires qui arrivent, Roberto Ferrucci a choisi d’évoquer son amitié avec Antonio Tabucchi, le grand écrivain italien tombé amoureux de la langue portugaise, expatrié à Lisbonne. Pour ce faire, l’écrivain vénitien s’est rendu sur les traces du maître. À bord du tramway numéro 28, il traverse « une Lisbonne étincelante », observant des scènes de rue, s’amusant des reflets du visage de sa compagne sur la vitre, fouillant sa mémoire, laissant remonter à la surface les souvenirs de ses rencontres avec Tabucchi. Un passage par le cimetière, inévitable, fera naître quelque inquiétude, tant la présence de l’ami disparu semble alors s’imposer à son esprit. Et pourtant, ce qui pour l’auteur revêt l’importance d’un pèlerinage et d’un hommage prend pour le lecteur la forme d’une balade littéraire entre Lisbonne, Venise et Paris. Les anecdotes sont nombreuses, les extraits des livres de Tabucchi aussi, de sorte qu’on est immergé dans la pensée de l’écrivain dont Roberto Ferrucci nous explique pourquoi elle est plus que jamais d’actualité. Dans ce voyage à travers le temps, peu importe la chronologie, car on ne commande pas à la mémoire, les souvenirs arrivent d’eux-mêmes. Une phrase revient d’ailleurs comme un leitmotiv pour illustrer cette idée. Roberto Ferrucci dit l’avoir lue chez Tabucchi, sans n’avoir jamais réussi à savoir où exactement : « Les histoires ne commencent pas et ne finissent pas, elles arrivent. »


Lire Antonio Tabucchi

En résumé, la sensibilité du regard de Roberto Ferrucci (l’attention si particulière qu’il accorde aux gestes, par exemple) mêlée à son admiration pour le grand écrivain font de Ces histoires qui arrivent non seulement un voyage littéraire européen tout en apesanteur, mais aussi la plus belle des invitations à lire – ou relire – Antonio Tabucchi.

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