Disinformazione

Due modi opposti di dare la stessa notizia. All’estero tutti – qui l’esempio del francese Le Monde – sottolineano la condanna dell’Italia fatta dalla Corte Europea dei Diritti dell’uomo per l’uccisione di Carlo Giuliani. I nostri quotidiani, invece – qui l’esempio del Sole 24 ore – strillano la legittima difesa di chi sparò e uccise il ragazzo. Evidentemente, di Genova 2001 tocca continuare a dare un’immagine falsata, deforme. Nessuna verità.

Da Il Sole 24 ore:

G8 di Genova, il carabiniere uccise Giuliani per legittima difesa

Mario Placanica, il carabiniere di Catanzaro che otto anni fa uccise Carlo Giuliani durante il G8 di Genova, ha agito per legittima difesa. Lo hanno stabilito in una sentenza emessa oggi i giudici della Corte europea dei diritti dell’uomo. I giudici di Strasburgo, che hanno quindi condiviso la posizione del togato italiano incaricato di condurre l’indagine sulla morte di Carlo Giuliani, hanno stabilito all’unanimita’ che Placanica non ricorse a un uso eccessivo della forza ma la uso’ “nei limiti assolutamente necessari a impedire quello che percepiva essere un reale e imminente pericolo per la sua vita e quella dei suoi colleghi”. Nonostante cio’ i giudici di Strasburgo hanno invece condannato l’Italia per non aver condotto un’indagine su come furono pianificate e gestite le operazioni di ordine pubblico durante il G8 di Genova. Pur non potendo stabilire al momento un nesso tra quanto avvenne a Piazza Alimonda, dove Giuliani fu ucciso, e la gestione dell’intero G8, i giudici sono guinti alla conclusione che tale nesso andasse verificato. La Corte ha quindi dato ragione ai familiari di Giuliani che nel loro ricorso sostenevano la necessita’ di una tale inchiesta per fare piena luce sulle cause della morte del ragazzo, e ha stabilito che lo Stato italiano dovra’ versare loro 40mila euro per risarcirli dei danni morali subiti.

25 agosto 2009

Le monde:

L’Italie coupable d’avoir bâclé l’enquête sur la mort d’un altermondialiste
25.08.09 | 16:38 | LEMONDE.FR avec AFP

Emeutes anti-G8, en juillet 2001, à Gênes, en Italie. AFP/PHILIPPE DESMAZES
La Cour européenne des droits de l’homme a condamné, mardi 25 août, l’Italie pour des manquements dans l’enquête sur la mort de Carlo Giuliani, un jeune militant altermondialiste tué par un carabinier le 20 juillet 2001 à Gênes, en marge du sommet du G8.

Lors d’une manifestation autorisée qui avait dégénéré en violents affrontements entre militants et forces de l’ordre, une Jeep des carabiniers avait été la cible de jets de pierre de la part de manifestants. L’un des carabiniers avait alors fait usage de son arme, atteignant Carlo Giuliani, 23 ans, en pleine tête.

Les parents et la soeur de la victime, dont la requête avait été examinée le 5 décembre 2006 et déclarée recevable le 12 mars suivant, reprochaient à l’Italie d’avoir violé le droit à la vie, l’interdiction des traitements inhumains et le droit à un procès équitable inscrits dans la Convention européenne des droits de l’homme.

PAS D’USAGE DISPROPORTIONNÉ DE LA FORCE

Dans leur arrêt, les juges ont considéré que l’Italie n’avait “pas respecté les obligations procédurales” découlant de l’article 2 (droit à la vie). L’autopsie n’a pas permis d’établir “avec certitude la trajectoire de la balle”, notent ainsi les juges. Ceux-ci regrettent qu’avant même les résultats de l’autopsie, le parquet ait autorisé la famille à incinérer le corps du jeune homme, empêchant tout examen ultérieur.

Quant à l’enquête interne, elle s’est bornée à déterminer les responsabilités des acteurs immédiats sans chercher “à faire la lumière sur d’éventuelles défaillances dans la planification et gestion des opérations de maintien de l’ordre”, déplorent encore les juges. En revanche, toujours sous l’angle de l’article 2, la juridiction strasbourgeoise a estimé qu’il n’y a pas eu usage disproportionné de la force : “Le recours à la force meurtrière n’a pas outrepassé les limites de ce qui était absolument nécessaire pour éviter ce que le carabinier avait honnêtement perçu comme comme un danger réel et imminent”.

Enfin, rien ne vient confirmer les allégations des requérants quant à des “défaillances dans l’organisation de l’opération” de maintien de l’ordre, poursuit la Cour, qui rappelle que les forces de police “ont immédiatement appelé les secours”. Elle a alloué 15 000 euros aux parents de la victime et 10 000 à sa soeur.

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